Entreprises en difficulté : La réforme du 1er juillet 2014 en 7 points

Depuis le  1er juillet 2014, la réforme de la prévention des difficultés des entreprises et des procédures collectives entrera en vigueur, mais ne sera pas applicable aux procédures déjà en cours.

Elle a pour objectif de lutter contre les difficultés des entreprises en favorisant la prévention, en simplifiant les procédures et en réduisant les délais.

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1) Procédure d’alerte pour tous

Ainsi, les professions libérales et indépendantes et les entreprises agricoles pourront bénéficier de la procédure d’alerte, dont elles étaient jusqu’alors exclues.

 

2) Une nouvelle procédure de sauvegarde accélérée

À côté de la procédure de sauvegarde financière accélérée existante, une nouvelle procédure de sauvegarde accélérée permet de négocier des solutions rapides avec les principaux créanciers de l’entreprise.

 

3)  Plus de délais pour les débiteurs et des garanties pour le nouveaux financeurs

Des délais de grâce pour le débiteur et ses garants pourront intervenir pendant la phase de recherche d’un accord. Les garanties accordées à ceux qui apportent de nouveaux financements sont renforcées.

4) Le rétablissement professionnel

Les entrepreneurs personnes physiques vont pouvoir bénéficier d’une procédure de « rétablissement professionnel » inspirée du rétablissement personnel des procédures de surendettement des particuliers. Le rétablissement professionnel entrainera l’effacement des dettes déclarées, professionnelles ou non.

 

5) Réduction des délais pour les petites entreprises

Les délais des procédures de liquidation judiciaire des petites entreprises seront réduits et les opérations de réalisation des actifs allégées.

 

6) Réduction des délais de liquidation judiciaire

Désormais, la liquidation judiciaire obligatoire devra être close dans un délai de 6 mois au lieu d’1 an.

 

7) Augmentation des garanties d’impartialité des juridictions

Enfin, l’ordonnance renforce les garanties d’impartialité de la juridiction compétente pour la procédure collective et accroît les exigences en matière d’indépendance des mandataires de justice.

 

Pour en savoir plus : Ordonnance n°2014-326 du 12 mars 2014, JO du 14 mars 2014

 

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